L’EMPREINTE ENVIRONNEMENTALE DE NOS PRODUITS

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Établir l’empreinte environnementale d’un produit est une discipline scientifique à part entière. Elle consiste à mesurer l’impact de l’ensemble des étapes du cycle de vie d’un produit, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie. Cette évaluation répond en effet à des normes, des référentiels et des bonnes pratiques en constante amélioration.

L’évaluation ne se limite pas à la mesure d’un seul impact, comme le réchauffement climatique par exemple. Pour être complète et objective, elle doit aussi prendre en compte plusieurs impacts environnementaux. Et retenir les plus significatifs pour chaque catégorie de produit.

On peut distinguer 4 impacts parmi les principaux retenus dans les référentiels internationaux sur les produits de consommation. Pris ensemble, ils permettent de s’approcher de manière satisfaisante d’une empreinte-produit exhaustive.

  • Le Réchauffement Climatique. Il prend en compte les émissions de gaz à effet de serre exprimées en kg de CO2 équivalent (en savoir plus)
  • La Pression sur les Ressources en Eau (water scarcity en anglais). Elle prend en compte la consommation d’eau ajustée aux réserves disponibles, exprimée en m3 (en savoir plus)
  •  L’Eutrophisation, qui est un aspect important de la pollution des milieux aquatiques lié à la prolifération d’algues vertes. Elle s’exprime en quantité équivalente de phosphate (en savoir plus)
  •  L’Épuisement des Ressources Abiotiques. Il caractérise la consommation de ressources minérales, exprimée en MJ équivalent de combustible fossile (en savoir plus).

COMMENT LA MESURER ?

Nous utilisons une méthode scientifique objective et standardisée : c’est l’Analyse du Cycle de Vie ou ACV.

Cette méthode comptabilise les contributions de chaque étape du cycle de vie d’un produit aux impacts environnementaux. Elle est encadrée par les normes ISO 14040 et 14044. Aujourd’hui largement acceptée, elle n’en continue pas moins de s’améliorer dans l’objectif de parvenir à terme à représenter l’essentiel des impacts qui constituent l’empreinte d’un produit.

En tant que méthode de calcul, l’ACV se nourrit de données d’inventaire relatives au produit considéré. Elle prend en compte notamment sa composition, son procédé de fabrication et son origine géographique. Elle intègre également des facteurs d’impact environnemental. Ces paramètres clés de l’ACV relient chaque contribution à ses impacts environnementaux. Par exemple, 1kg de carburant consommé équivaut à x kg de CO eq., y m3 d’eau, z MJ eq., etc.

L’Empreinte a donc développé son propre procédé de collecte et de traitement de ces données. Nous nous appuyons pour cela sur des logiciels et bases de données reconnues par de nombreux opérateurs d’ACV.

QUELS SONT LES PRODUITS CONCERNÉS ?

Vêtements, chaussures, mobilier, alimentation et petits équipements et notre alimentation génèrent ensemble 40% de notre impact carbone. C’est donc une part substantielle de notre empreinte environnementale1.

C’est pourquoi nous répertorions de nombreux produits de consommation parmi ces catégories. Nous calculons ensuite leur empreinte environnementale de manière indépendante et normalisée.

Pour commencer, nous analysons leur cycle de vie depuis la conception du produit jusqu’à son achat par le consommateur final. Cette approche dite « cradle to gate » nous permet d’appréhender l’essentiel des impacts qui échappent au consommateur.

En particulier, nous tenons compte des matières premières, des procédés de fabrication, et des transports depuis le lieu de fabrication jusqu’au lieu de distribution.

1 Les 60% restant proviennent des transports, de l’énergie et du bâtiment. Nous vous en parlons dans un article détaillé sur le blog de L’Empreinte.